Insights & Expertise

Le pouls de l'IT
bancaire & du
Sustainable IT

Analyses, tendances réglementaires, retours d'expérience et perspectives de nos experts — pour que vous restiez toujours un temps d'avance.

🌿

Taxonomie Verte Afrique : ce que les DSI bancaires doivent absolument anticiper

La Taxonomie Verte Afrique vise à orienter les investissements privés vers des activités durables. Voici un décryptage pratique de ses implications pour les directions IT africaines.

Qu'est-ce que la Taxonomie Verte Afrique ?

La Taxonomie Verte Afrique est un cadre de classification des activités économiques selon leur contribution à la durabilité environnementale et sociale sur le continent. Portée par la Banque Africaine de Développement et plusieurs banques centrales, elle vise à rediriger les flux d'investissements privés vers des secteurs à fort impact positif : énergies renouvelables, agriculture durable, infrastructures résilientes.

Implications concrètes pour les DSI bancaires

Pour les directions IT des institutions financières africaines, cela implique trois chantiers majeurs : la mise en place d'un système de reporting capable de tracer l'impact environnemental des financements accordés, la révision des politiques d'achat IT selon des critères ESG, et l'intégration de la dimension carbone dans les processus de décision projet.

Comment MFMit vous accompagne

MFMit combine son expertise IT bancaire et sa certification Institut Formation Carbone pour vous aider à aligner votre SI avec les exigences de la Taxonomie Verte Afrique — de l'audit initial jusqu'au déploiement de My IT Footprint pour un reporting automatisé et auditable.

🏦

BCEAO/COBAC en pratique : les 5 chantiers prioritaires pour les banques africaines

Les instructions BCEAO et règlements COBAC imposent un nouveau standard de résilience IT. Entre cartographie des risques, continuité d'activité et reporting, voici comment prioriser vos actions.

1. Gouvernance des risques IT

La BCEAO exige un cadre formel de gouvernance IT avec une responsabilité claire au niveau du conseil d'administration. Cela implique la création d'un comité des risques IT, la désignation d'un RSSI et la mise en place d'une politique de sécurité des systèmes d'information (PSSI) documentée et révisée annuellement.

2. Continuité d'activité

Les banques doivent disposer d'un Plan de Continuité d'Activité (PCA) et d'un Plan de Reprise d'Activité (PRA) testés au moins une fois par an. Les objectifs de reprise (RTO/RPO) doivent être définis pour chaque système critique et validés par le régulateur.

3. Sécurité des systèmes et gestion des incidents

Tout incident IT majeur doit être déclaré à la BCEAO ou à la COBAC dans des délais stricts. Les banques doivent mettre en place des capacités de détection, de réponse et de remédiation, avec un registre des incidents tenu à jour.

4. Gestion des tiers critiques

Chaque prestataire IT critique (core banking, cloud, monétique) doit faire l'objet d'un contrat conforme, d'une évaluation de risque régulière et d'un plan de sortie. C'est souvent le chantier le plus lourd en termes de charge opérationnelle.

5. Reporting réglementaire

Les institutions doivent produire des rapports périodiques sur leur dispositif de sécurité IT et leur niveau de conformité. MFMit vous accompagne dans la structuration de ces reportings et la mise en place des outils associés.

📊

My IT Footprint : comment déployer la solution en moins de 6 semaines

Retour d'expérience sur le déploiement de la solution Aguaro dans une institution bancaire africaine. Méthodologie, pièges à éviter et facteurs clés de succès.

Semaine 1 — Cadrage et gouvernance

La première semaine est consacrée à la définition du périmètre (quels équipements, quels sites, quelles entités), à la désignation du sponsor projet côté client, et à la présentation de la méthodologie Bilan Carbone® aux équipes IT et RSE.

Semaines 2-3 — Connexion aux sources de données

My IT Footprint se connecte à vos systèmes existants (CMDB, outils de supervision, factures énergie, inventaires). MFMit coordonne les accès techniques et assure la qualité des données importées. C'est souvent la phase la plus critique — la qualité du bilan dépend directement de la complétude des données.

Semaine 4 — Paramétrage et calculs

Application des facteurs d'émissions adaptés au contexte local (mix énergétique africain, facteurs de transport régionaux), validation des résultats avec les équipes et identification des principaux postes d'émissions.

Semaines 5-6 — Formation et go-live

Formation des équipes internes à l'utilisation de la plateforme, mise en place des tableaux de bord de suivi, présentation du premier bilan carbone IT au comité de direction. À six semaines, le client dispose d'une vision complète et d'un plan d'actions priorisé.

💡

IT à impact : quand le Numérique Responsable crée du ROI pour les DSI

Le Numérique Responsable, un levier de décision, de performance et de résilience sous-exploité. Bien au-delà de l'environnement, ses gains sont économiques, sociaux, réputationnels — et mesurables.

Un ROI multidimensionnel

Outre la réduction des impacts environnementaux (empreinte carbone, ressources en eau, matières premières critiques, biodiversité), la notion de ROI du Numérique Responsable couvre plusieurs types de gains :

Économiques — maîtriser et réduire les coûts IT : dépenses énergétiques (en simplifiant le parc applicatif ou en questionnant des serveurs surdimensionnés), achats de matériel en allongeant la durée de vie des équipements existants.

Sociaux — l'accessibilité numérique rend les services utilisables par le plus grand nombre. Une stratégie RSE robuste, mesurée dans le temps, favorise la marque employeur et la rétention des talents, de plus en plus attentifs à la sincérité des engagements environnementaux de leur organisation.

Réputationnels et commerciaux — les actions concrètes sur le long terme renforcent l'image de marque. Pour les acteurs B2B, l'engagement environnemental devient un critère de sélection et un levier de différenciation dans un nombre croissant d'appels d'offres.

Un budget encore marginal, des gains substantiels

Le budget alloué au Numérique Responsable reste insignifiant au regard du budget global d'une DSI — bien en dessous de 0,01 % vs 5 à 10 % alloués à la cybersécurité — alors même que les gains potentiels sont réels : réduction de 20 à 40 % de la consommation énergétique des datacenters, de 10 à 25 % des coûts cloud, ou encore de 10 à 15 % des coûts d'approvisionnement grâce à une démarche d'IT circulaire (source : SustainableIT.org). Mesure financière et mesure carbone ne s'opposent pas : elles se complètent et nourrissent la prise de décision.

L'explosion des impacts de l'IA

Les usages autour de l'IA générative se développent de manière exponentielle, entraînant une augmentation brutale des coûts, dépendances et risques associés. Pourtant, le ROI financier de l'IA n'est pas toujours calculé et ses impacts environnementaux restent méconnus. Il est urgent d'y appliquer la même logique de pilotage financière ET environnementale, sur le modèle de l'association GreenOps/FinOps.

Déployer et pérenniser sa stratégie Numérique Responsable

Mesurer & tester — commencer par la mesure, "pierre angulaire" de toute démarche, pour révéler les coûts cachés. Démarrer sur des cas pilotes concrets pour obtenir rapidement des preuves de valeur tangibles.

Rallier la direction — chiffrer les gains en euros, tonnes de CO₂ et kWh pour convaincre. Une seule personne ne peut porter ce sujet : il faut une équipe centrale avec une gouvernance claire et des relais opérationnels dans chaque équipe.

Engager les équipes — impliquer les opérationnels dès le départ, même avec des données imparfaites ; adapter le vocabulaire à chaque partie prenante ; former via des MOOCs et certifications ; favoriser l'émulation par la comparaison entre pairs plutôt que les grands programmes descendants.

Contrôler les effets rebonds — l'optimisation doit d'abord viser à renoncer à la capacité inutile, pas à la réallouer. Tout nouveau projet doit être éco-conçu : cette contrainte favorise l'innovation et réduit les coûts in fine.

🛡️

Cyber-risques dans le secteur bancaire : état des lieux 2025 et recommandations

Les cyberattaques ciblant les institutions financières ont augmenté de 60% en 2024. Notre analyse des menaces prioritaires et des mesures de protection essentielles.

Un contexte de menaces en forte croissance

En 2024, les banques africaines ont enregistré une hausse significative des tentatives d'intrusion, de fraude et de rançongiciels. Les vecteurs d'attaque les plus fréquents restent le phishing ciblé (spear phishing), les attaques sur les interfaces API bancaires et les exploits liés aux systèmes legacy non patchés. La sophistication croissante des attaquants — y compris des acteurs étatiques — rend indispensable une posture de défense en profondeur.

Les 3 menaces prioritaires à traiter en 2025

Premièrement, les attaques sur la chaîne d'approvisionnement IT : un fournisseur compromis peut devenir un vecteur d'entrée directe. Deuxièmement, les ransomwares ciblant les systèmes de paiement et les bases clients. Troisièmement, la fraude aux virements via ingénierie sociale, en forte progression dans les zones UEMOA et CEMAC.

Recommandations MFMit

Mettre en place un SOC (Security Operations Center) adapté à la taille de l'institution, réaliser des tests d'intrusion annuels, former les équipes aux bons réflexes de détection, et intégrer la cybersécurité dès la conception des projets IT (Security by Design). MFMit accompagne les banques dans la définition de leur feuille de route cybersécurité et la mise en conformité avec les exigences BCEAO/COBAC.

♻️

Bilan Carbone® IT : les 7 étapes de la démarche officielle expliquées

De cadrage à l'évaluation, guide complet de la démarche Bilan Carbone® appliquée aux systèmes d'information, par nos experts certifiés Institut Formation Carbone.

Étape 1 — Cadrage

Évaluation du niveau de maturité de l'organisation sur les enjeux carbone et mise en place de la gouvernance du projet : désignation d'un responsable, définition des objectifs et obtention du sponsorship de la direction. Sans ce cadre initial, la démarche perd en cohérence et en portée.

Étape 2 — Périmètres

Définition des trois périmètres du bilan : temporel (année de référence), organisationnel (quelles entités, quels sites sont inclus) et opérationnel (quelles sources d'émissions — scopes 1, 2 et 3). La cartographie des flux de matières et d'énergie est réalisée à ce stade pour ne rien oublier.

Étape 3 — Mobilisation

Phase humaine et organisationnelle : sensibilisation des équipes aux enjeux carbone, responsabilisation des contributeurs données dans chaque direction, coconstruction de la démarche avec les opérationnels, et communication interne pour créer une dynamique d'appropriation. C'est souvent l'étape la plus sous-estimée — et pourtant déterminante pour la qualité des données.

Étape 4 — Comptabilisation

Cœur technique du bilan : collecte des données d'activité (consommations énergétiques, achats de matériel, déplacements, services cloud…), application des facteurs d'émissions de la Base Carbone® ADEME, traitement des incertitudes et analyse des résultats. Dans le secteur bancaire, les équipements utilisateurs et les déplacements représentent souvent plus de 60 % des émissions IT.

Étape 5 — Plan de transition

À partir des résultats, définition d'un plan d'actions concret et priorisé, avec des objectifs de réduction chiffrés, des indicateurs de suivi et une trajectoire de décarbonation alignée sur les engagements de l'organisation (ex. SBTi, Net Zero). Chaque action est associée à un porteur, un calendrier et un gain carbone estimé.

Étape 6 — Restitution

Production des livrables (rapport complet, synthèse dirigeants, tableaux de bord), publication des résultats dans les rapports RSE ou extra-financiers, et mise en place d'un cycle d'amélioration continue avec un bilan actualisé chaque année pour mesurer les progrès réels.

Étape 7 — Évaluation (volontaire)

Étape optionnelle mais recommandée : autoévaluation de la qualité du bilan ou vérification par un tiers indépendant pour en renforcer la crédibilité. Particulièrement utile dans les appels d'offres ou pour répondre aux exigences des parties prenantes (investisseurs, clients grands comptes, régulateurs). MFMit accompagne cette étape grâce à My IT Footprint, dont les données sont structurées pour faciliter tout audit externe.

💳

Core banking de nouvelle génération : moderniser sans tout remettre à plat

La migration d'un core banking est l'un des projets les plus risqués du secteur. Notre approche progressive pour moderniser en préservant la continuité opérationnelle.

Pourquoi le "big bang" est rarement la bonne option

La tentation de remplacer l'intégralité d'un core banking en une seule opération expose la banque à des risques considérables : interruption de service, perte de données, dépassement budgétaire et résistance au changement. La plupart des migrations qui ont mal tourné dans le secteur résultent de cette approche.

L'approche progressive par couches

MFMit préconise une modernisation en couches successives : d'abord la couche présentation (canaux digitaux, API), puis les modules périphériques (épargne, crédit consommation), et enfin le noyau transactionnel. Cette séquence permet de livrer de la valeur rapidement tout en maîtrisant les risques opérationnels.

Les facteurs clés de succès

Une gouvernance de programme solide avec un sponsor de haut niveau, une équipe projet mixte (IT + métier + partenaire), des tests de non-régression rigoureux à chaque étape, et un plan de bascule progressif avec possibilité de retour arrière. MFMit a accompagné plusieurs migrations dans 15 pays africains avec cette approche.

🌍

Déployer un SI bancaire dans 15 pays : les leçons d'une mission hors du commun

Retour d'expérience inédit sur la coordination d'un programme de transformation IT panafricain. Les défis culturels, réglementaires et techniques surmontés.

Le défi de la fragmentation réglementaire

Sur 15 pays couvrant la zone UEMOA, la CEMAC et d'autres régulations nationales, chaque déploiement a nécessité une adaptation locale du core banking et des processus KYC/AML. Pas de modèle unique : la clé a été de concevoir un tronc commun solide avec des modules de localisation activables par pays.

Coordonner des équipes dans 15 fuseaux horaires et cultures

Le succès du programme a reposé sur une gouvernance à trois niveaux : un comité de pilotage international, des chefs de projet locaux responsabilisés et une cellule d'expertise centrale (MFMit) assurant la cohérence globale. La confiance des équipes locales a été construite sur le terrain, pas depuis Paris.

Les 3 leçons à retenir

Premièrement, investir massivement dans la formation locale dès le départ : un projet IT réussi dans un pays, c'est d'abord une équipe locale compétente. Deuxièmement, anticiper les contraintes d'infrastructure (connexions internet instables, coupures d'électricité) dans l'architecture technique. Troisièmement, ne jamais sous-estimer le poids des processus métier informels : ils doivent être documentés et intégrés, pas supprimés.

🤖

IA dans la banque : entre promesses et réalités réglementaires

L'IA Generative s'invite dans les DSI bancaires. Entre opportunités de productivité et enjeux réglementaires africains, comment avancer sans prendre de risques.

Les cas d'usage qui créent de la valeur maintenant

Dans les banques africaines, l'IA trouve déjà des applications à fort ROI : détection de fraudes en temps réel sur les transactions mobiles, scoring crédit alternatif pour les populations non bancarisées, automatisation du traitement des dossiers KYC et chatbots multilingues pour le service client. Ces usages sont matures et peuvent être déployés rapidement.

Les garde-fous réglementaires à anticiper

Les régulateurs africains (BCEAO, COBAC, banques centrales nationales) n'ont pas encore de cadre IA dédié, mais les principes existants s'appliquent : obligation d'explicabilité des décisions crédit automatisées, protection des données personnelles, et maîtrise des risques liés aux algorithmes. Mieux vaut anticiper que subir une mise en conformité corrective.

La démarche recommandée

Commencer par des cas d'usage à faible risque réglementaire (aide à la décision, optimisation interne), construire progressivement la gouvernance IA (comité éthique, registre des modèles, procédures d'audit), et n'introduire l'IA dans les décisions client qu'avec un dispositif de supervision humaine documenté. MFMit accompagne les banques dans cette démarche progressive et sécurisée.

Restez un temps d'avance

Rejoignez les professionnels IT & Bancaire qui reçoivent chaque mois nos analyses exclusives, décryptages réglementaires et retours d'expérience terrain.

🔒 Aucun spam. Désabonnement en un clic. Vos données restent confidentielles.